20/05/2016

rendez-vous au salon Autonomic.

Tract GIN DEC autonomic.jpg

11/04/2016

Chut ! ou le défi sans parole


Vivez et faites vivre un temps sans parole

Le 3 février 2016, le Groupe Initiative National Difficulté d’Élocution et de Communication a organisé au siège de l’APF,

une action de sensibilisation intitulée : « Venez vivre une expérience sans parole ! »

Un temps d’expression libre avec divers matériaux a tout d’abord été proposé.

Puis s’en est suivi un temps de communication autour de jeux et du partage d’un café, avec l’aide de différents pictogrammes.

Durant cette pause, chacun a pu vivre cette expérience silencieuse et redécouvrir différents modes d’expression accessibles au plus grand nombre :

Gestes, regards, bruits, dessins, pictogrammes, tableaux de lettres, synthèse vocale…du langage corporel à la formation du mot…


Organisez vous-même ce défi !

Vous souhaitez enrichir vos actions de sensibilisation au handicap et mettre en place un temps sans  parole ?

charlotte.delrieu@apf.asso.fr

24/12/2015

CommunicoTool : une application pour aider les personnes souffrant de troubles du langage à s’exprimer

Destinée aux enfants et adultes souffrant de troubles du langage, CommunicoTool est une application téléchargeable de communication non verbale. Basée sur les techniques d’échange d’images, cette aide intègre des pictogrammes et des idéogrammes ainsi qu’une banque de sons.

Autisme, polyhandicap, AVC, maladie de Charcot… De nombreuses pathologies entraînent des troubles du langage. Développée par Ctexdev, une start-up normande spécialisée dans la conception et le développement d’applications de communication, CommunicoTool constitue un nouvel outil pour aider toute personne en incapacité de s’exprimer verbalement pour des raisons physiologiques.

Personnalisable et riche en options

L’application CommunicoTool se présente sous la forme d’une galerie d’images, de pictogrammes et de sons mis à la disposition du patient, enfant ou adulte, afin de lui permettre d’échanger avec un tiers. Son environnement visuel et sonore est entièrement configurable par l’utilisateur ou son entourage (parents ou aidants) pour s’adapter aux besoins spécifiques de chacun.

Outre sa fonction principale de communication, CommunicoTool propose d’autres possibilités en vue d’échanger, notamment à travers l’existence d’un module Doloris (pour cibler et évaluer une douleur sur une échelle de 1 à 10) et d’un module Ressenti (pour exprimer ses émotions). Une fonction planning et agenda est également proposée et des options supplémentaires d’usage en cours de développement.
Disponible en français et en anglais, CommunicoTool se télécharge sur l’App Store et le Google PlayO. Clot-Faybesse

17/10/2015

Accessibilité et troubles du langage

 En 1975 il y a eu des lois pour l’accessibilité des bâtiments publics avec des normes et énormément de détails, parallèlement des personnes en situation de handicap avaient la possibilité d’acquérir des fauteuils roulants plus ou moins remboursés par la sécurité sociale.

On peut  aussi obtenir l’aide d’assistantes de vie à domicile pour permettre de rester chez soi.

En 2005 toutes les lois en faveur des personnes handicapées ont été renforcées avec notamment la remplacement de la « COTOREP » qui gérait

les problèmes liés aux personnes handicapées par la MDPH

(Maison Départementale des Personnes Handicapées) qui ont pour mission en autre d’évaluer de manière individuelle les besoins globaux de la personne handicapée y compris d’apporter des solutions techniques pour les personnes qui ont du mal à parler comme le financement de différents outils de communication par la MDPH après dépôt préalable de dossier.

 

Malgré ses améliorations notables il y a toujours des personnes en situation de handicap qui ont du mal à se faire comprendre, d’autres qui ne parlent pas du tout ou même des personnes qui temporairement ont les mêmes difficultés (sortie d’opération avec anesthésie générale).

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dans les lieux publics on fait des annonces en utilisant tous les moyens de communication à notre disposition, symboles, annonces en différentes langues (français, anglais, espagnol) mais on ne fait toujours pas l’effort d’écouter

Tahmoures AZIZMORADI 

07/10/2015

Témoignage : "SNCF: PMR client ou paquet à transporter ?"

 

40ans, avec des difficultés d'élocution analyste programmeur au ministère de l’Economie à Bercy depuis 2000, j’ai un handicap moteur qui m’oblige à me déplacer en fauteuil. Papa d’une fille de 2ans et demi. Soucieux de lui assurer un avenir serein, je suis devenu propriétaire sur Toulouse depuis janvier. Chaque semaine, je prends le train Toulouse <> Paris (120e A/R) Budget non négligeable !

Le 30 septembre, l’intercités 3630 au départ de Toulouse, a la porte PMR bloquée, problème récurant…  15mn plus tard, les agent déverrouille celle-ci. A chaque fois cela engendre du stress.

 

Le voyage durant 6h, vers 11h j’interpelle le « barman » afin de consommer un rosé, sur ce, le contrôleur lui fait signe de ne pas me servir d’alcool. De bonne volonté, je lui montre ma carte professionnelle. La communication ne s’établie pas. En réitérant ma demande au serveur, il laisse échapper l’interdiction ordonné par le contrôleur puis il se reprend en me disant qu’il n’y a pas d’alcool. Le chariot de boisson se situant à l’autre bout de la voiture et le couloir étant trop étroit pour passer en fauteuil, je descends sur mes genoux afin de vérifier les dires du barman. Celui-ci, debout, me barre le chemin en me disant qu’il n’a pas à se justifier. Assis sur le sol, je tente de lui expliquer que je ne suis pas bête, je sais qu’il me ment, que c’est un manque de respect. Rien à faire, discussion impossible. Le contrôleur revient à la charge. Me traite de danger, m’ordonne de reprendre ma place, sans quoi il me fait descendre du train. Je l’informe que je dois être au bureau le lendemain. Les menaces continuent. Je suis contraint d’obéir, de peur pour mon travail. De retour à ma niche, heu, pardon, de retour à ma place, j’entends le contrôleur  parler à des voyageurs du dangereux handicapé. En fauteuil, je me poste devant sa cabine, sans gêner son passage ni celui des voyageurs. Ses menace reprennent…

 

Un second contrôleur monte dans le train (lors d’un arrêt), j’essaye de lui expliquer la situation, mais trop tard, mon profil lui avait décrit… Du coup, toujours pas de discussion possible. J’ai filmé ce moment avec mon portable.

Bizarrement, les 2 contrôleur n’ont pas apprécié… L’un est plus occupé par vouloir couper la caméra que par discuter. L’autre se met hors champs pour téléphoner, je dirige la caméra vers lui, il la repousse violament.

Peur d’être viré du train, fatigué et écoeuré, je fini le voyage bien sagement

Le 5/10, j'ai officiellement saisi le Défenseur des droits

 

 

 

 

26/07/2015

Après midi de sensibilisation Nanterre (92)

Le groupe Initiative Régional difficulté d'élocution et de

communication

Ile de France (GIR  DEC)

 

Vous invite à une après midi d’échange et de sensibilisation sur les difficultés d'élocutions ...    

Rendez-vous le

8 octobre 2015 à partir de 13 heures ,

 

à la salle des ancienne mairies de Nanterre.

11 rue des Anciennes Mairies
 92000 NANTERRE

 

Pour tous renseignements merci de contacter:

Monsieur AZIZMORADI

tazizmoradi@gmail.com - 06 61 73 18 74

Inscriptions avant le : 30 septembre

 

09/07/2015

Questionnaire Cvs

 

Voici un questionnaire en ligne  que des personnes en situation de handicap (notamment porteur d'un handicap de communication) usagers et participants au CVS de leur structure  puissent y répondre...

Lien ci-dessous :

http://goo.gl/forms/1e3k5gtmns

15/05/2015

Entretien avec Mr C. au gymnase de DIVIO dans lequel se déroulent les activités de l’association handisport

 «  Handynamiq » de17H à 20H. Nous nous installons dans le bureau d’accueil pour le réaliser.

     -Bonjour Mr C.,  comme tu le sais je suis en troisième année  de doctorat de sociologie. Mon sujet concerne les personnes ayant des difficultés de communication. Cet entretien avec toi me permettrait de voir un type de handicap de la  communication  dont un handicap de la parole. Aussi, accepterais-tu que j’enregistre cet entretien afin de pouvoir le retranscrire pour ma thèse ?

-Oui

-  Par ailleurs, souhaites-tu que cet entretien soit anonyme ? Dans ce cas je peux te le

garantir.

L’accord n’était pas net, je l’appellerai donc Mr C.

- Bien sûr, lors de cet entretien des aspects que je n’ai pas prévus pourrons

évidemment être abordés, mais j’ai inséré sur mon Smartphone les questions

essentielles que j’aimerais te poser.

- D’accord «  OK ».

-    Nous sommes tous deux membres de l’association handisport de DIVIO. Tu as été

victime d’un AVC, je crois. S’il te plaît, pourrais- tu m’expliquer ce qui t’es  arrivé ?

-D’accord, d’accord : alors ça c’est passé un dimanche matin, le 19 septembre 2004. Je pense qu’il était neuf heures. Je me suis levé pour aller chez le boulanger, arrivé devant la voiture, j’ai senti qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. Je suis retourné me coucher et là j’ai sans doute fait un AVC. C’est ma femme qui m’a retrouvé là, j’avais la langue tirée. Je suis devenu inconscient, ma femme a téléphoné à l’hôpital. Trois personnes , un médecin et deux infirmiers se sont occupées de moi. Elles ont constaté que j’avais fait un AVC du coté gauche puisque j’étais complètement paralysé du coté droit. J’ai dû arriver à 10H30 à l’hôpital où on m’a posé des questions auxquelles j’étais incapable de répondre. Je ne marchais plus, je ne pouvais plus parler. Je suis resté pendant huit jours à l’hôpital où je  devais avoir des manques de compréhension. De là ils m’ont envoyé à DIVIO où je suis resté trois mois au deuxième étage 24h/ 24

-  Tu t’es couché le soir, ce fut une surprise  ce qu’il t’est arrivé ?

-Le samedi ? Non-non-non parce que le matin j’ai corrigé des copies, l’après-midi j’ai travaillé dans le jardin, il faisait très beau. 

- Je t’ai récemment entendu dire que tu avais perdu des capacités avec cet AVC. S’il te plaît pourrais- tu nous présenter ces différentes pertes  de la parole, du physique ?

-Je crois avoir commencé à parler après un an, j’ai été pris en main par un orthophoniste. Il a fallu cinq ans  pour que je réapprenne à parler-compter. Moi qui étais prof de math, je ne savais plus rien 0- 1- 2 et incapable de parler. Je ne savais plus rien, j’ai appris les opérations : comment on faisait pour additionner, multiplier, diviser.

-   Avais-tu des souvenirs de jeunesse ?

-Non ça je n’ai pas perdu, c’était juste la perte d’apprentissage. J’ai dû apprendre de nouveau les règles de grammaire. La question que je me pose actuellement est : est-ce dû à l’AVC ou bien est-ce dû à l’âge ? A soixante-dix ans je perds un peu la mémoire. L’inconvénient est que lorsque je parle, je sais ce que je dois dire mais suis incapable de le formuler : ça ne vient pas.

-     Je crois que tu n’aimes pas parler en public, peux-tu expliquer pourquoi ?

-Tout simplement parce que j’ai peur d’ennuyer les gens. Par exemple, je n’aime pas aller chez le boulanger, le boucher parce que je vais demander du pain, mais quel pain et là je n’arrive pas à formuler la sorte de pain que je voudrais.

Autre exemple, lorsque j’étais à DIVIO mon père venait tous les après-midi me voir. Je n’étais pas content qu’il passe autant de temps à venir me voir. Je pensais que c’était une erreur de sa part de venir me voir. Ma femme venait me voir très souvent, mais ce n’était pas la même chose.

-                    Tu penses ne pas parler assez rapidement ?

-Oui, c’est ça.

-                    Les gens associent l’élocution lente à une pensée lente !

-Oui, sans doute, mais si tu veux j’étais en fin de carrière, il me manquait deux ans pour avoir droit à la retraite. Je travaillais à Dijon, j’avais également un boulot en fac de Lyon concernant d’Alembert et tous ses potes mathématiciens. J’avais débuté une thèse sur Mr Fontaine et au milieu cet AVC est arrivé.

 

 

-                    Est-ce qu’avec le temps tu récupères des capacités physiques, des mots ?

Au début de DIVIO je descendais avec l’ascenseur, à la fin je prenais les escaliers, donc ça va mieux. Autre preuve : lorsque l’AVC s’est produit je n ‘avais pas de chien. C’est l’orthophoniste qui m’a dit d’en avoir un. Certes il est âgé, mais nous allons chaque jour nous balader le long du canal, ce qui me permet de sortir de chez moi. J’avais un vélo, maintenant je ne monte plus dessus, car j’ai peur de tomber. Effectivement, des choses ne fonctionnent plus. Je me souviens, dans le Jura mon beau-père avait une maison de campagne à côté de Morbier. Nous sommes allés dans les bois nous promener avec mon chien, je me suis perdu. J’ai dû demander à une dame qu’elle appelle ma femme : j’étais perdu                                                                                                                                                            Je vais te dire : moi non plus, je ne fais plus de vélo (rires).

-Est-ce que j’ai répondu à toutes tes questions ?

- MERCI beaucoup C. pour cet entretien que tu m’as accordé.